• 89. — Des étés d’autrefois

    89. — Des étés d’autrefois

    Dans les villages, autrefois, les étés avaient une saveur singulière que les adolescences bouillonnantes (les « premières », disait-on pour désigner ce que l’on appelle aujourd’hui « pré-adolescences »), tous sens en éveil, savaient goûter, le plus souvent non sans une certaine gourmandise. Rappelons dès l’abord que ces étés flamboyants s’étalaient sur quatre mois car ils posaient leur calque…

  • 88. — De nos nuits

    88. — De nos nuits

    La nuit. Le mot prononcé appelle immédiatement la référence au sommeil. L’insomniaque est là pour écorner l’image de ce rapprochement spontané, trop évident. Car existe aussi cette faune amoureuse de la vie nocturne qui se nourrit goulûment de ses activités, diverses et multiples. A l’évidence, la nature de la nuit varie donc selon ce que…

  • 87. — Du journal intime

    87. — Du journal intime

    L’intérêt pour l’écrit intime ne s’est jamais démenti, et ce depuis le XIXè siècle où il s’ancre véritablement. Si deviner ce qui pousse un lecteur à devenir un adepte de ce type de texte est relativement aisé, chercher à savoir pour quelles étranges raisons un auteur décide de livrer la part la plus personnelle de…

  • 86. — De la couleur

    86. — De la couleur

    De même que l’Océan n’appartient pas au Comte de Lautréamont (« Je te salue, vieil océan ! »), les couleurs n’appartiennent pas au seul Rimbaud («A noir, E blanc, I rouge… ») , et l’amoureux des Lettres dispose de toute liberté (pourquoi s’en priverait-il ?) pour évoquer la gamme illustre, ou tout au moins quelques tons ou nuances qui lui…

  • 85. — De l’amour fou

    85. — De l’amour fou

    Les spécialistes du Tout-en-tout, prêts à nous expliquer le fonctionnement des états les plus divers, le prétendent : pas plus névrotique que le véritable amour qui unit deux êtres, amour qui va les conduire, sous une forme ou sous une autre à vivre ensemble pour le pire davantage que pour meilleur. Pour ces docteurs ès vie…