Raymond Espinose

Raymond Espinose

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  • 108. — D’un caméléon

    108. — D’un caméléon

    Si une figure des Lettres italiennes fut contestée, c’est bien celle de Curzio Malaparte – né Kurt Sucker en Toscane à la fin du XIXe siècle, d’un père allemand et d’une mère milanaise. C’est que l’auteur de Kaputt et de La peau fut un adepte des sincérités idéologiques successives. Engagé dans les rangs de la…

  • 107. — De l’éphémère et du précaire

    107. — De l’éphémère et du précaire

    Est éphémère ce qui passe. L’éphémère est donc lié au temps. La jeunesse, par exemple, est éphémère ; elle n’a qu’une durée relative (« La jeunesse n’est que le passé en train d’avancer une jambe », écrit Djuna Barnes). Les plaisirs qu’elle offre sont momentanés, ses joies sont passagères ; ses chagrins sont provisoires, ses désespoirs temporaires ; ses rêves…

  • 106. — De quelques éclairants retours

    106. — De quelques éclairants retours

    Le hasard des lectures nous conduit parfois à d’éclairants retours sur le passé, lesquels nous permettent d’engager une réflexion sur des situations tout ce qu’il y a de plus actuelles. Réflexion tout d’abord sur la distinction auteur / écrivain. Se souvient-on, par exemple, que jusqu’au XVIe siècle (hier, donc), c’est le terme « auteur » qui est…

  • 105. — De la passion violente

    105. — De la passion violente

    Dans les années 70, deux films italiens de qualité, l’un de Bernardo Bertolucci, l’autre de Luchino Visconti, marquèrent le paysage culturel. Le premier, Last tango in Paris (1972), dépeint la pathétique descente aux enfers d’un homme qui tente d’oublier son passé. Dans quelques scènes d’anthologie, on voit l’homme brisé exercer son magnétisme sur une jeune…

  • 104. — D’une sombre et lucide perception

    104. — D’une sombre et lucide perception

    « Solitaire, misérable, dangereuse, animale et triste », ainsi Thomas Hobbes voit-il la vie humaine (Le Léviathan). Solitaire. – On naît seul et dans un cri, qui n’est pas vraiment de joie. Déjà la souffrance ? Durant notre vie, l’amour de l’autre nous accompagne, certes, comme, de même, nous accapare un métier (au mieux une vocation). Mais au…

  • 103. — D’une déshérence

    103. — D’une déshérence

    Simon Deluc, Jeanne Sicard, Pierre Viéra, Michel Reynaud… Des noms sur les tombes d’un cimetière oublié, dans l’un de ces villages dépeuplés du milieu des terres. L’herbe pousse dans le domaine des morts et nul ne semble songer à l’ôter. La lourde porte de la petite église toute proche semble fermée à tout jamais. Plus…

  • 102. — De la censure

    102. — De la censure

    A l’évidence, l’on devrait pouvoir s’enrichir de l’opinion contraire à la nôtre, même si elle est parfois difficile à entendre – pire encore à accepter –, même si elle excite nos nerfs et fait parfois monter en nous de dangereuses tensions. Certes, l’opinion opposée peut naître d’une telle indigence de pensée, de culture et de…

  • 101. — D’un amoureux de la poésie

    101. — D’un amoureux de la poésie

    S’il est un homme qui vécut pour et par la poésie, c’est bien Bernard Delvaille (1931-2006). Cette passion s’exprima dans ses propres recueils, certes (il sont désormais rassemblés en un volume), mais aussi dans les critiques qu’il consacra, ici et là, aux œuvres des autres, notamment celles qu’il livra, durant plusieurs décennies, au Magazine Littéraire.…

  • 100. — De la solitude

    100. — De la solitude

    Les poètes, dans leur façon d’exalter la solitude, pourraient donner à penser qu’elle ne possède qu’une unique forme – plaisante dans une sorte de jouissive mélancolie. Or la solitude n’est pas une, elle est multiple. Ou pour le moins, triple : existent la solitude souhaitée (ou heureuse), la solitude subie (ou malheureuse), et la solitude nietzschéenne…

  • 99. — D’une passion pour la littérature étrangère

    99. — D’une passion pour la littérature étrangère

    Qu’il fut et demeure un passionné de Malcom Lowry (il lui consacra un essai en 1979) pourrait suffire à nous faire regarder Tony Cartano avec sympathie. Qu’il garda aussi – et garde encore – un œil attentif sur la littérature latino-américaine, rajoute à sa singularité. C’est ainsi que son intérêt pour une littérature autre, conduisit…