Raymond Espinose

Raymond Espinose

https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Espinose

  • La vacance

    La vacance

     Éditeur :  Orizons, Paris, 2020 Années 71-72. On jouait au flipper dans l’arrière-salle des bistrots et il était encore permis de fumer dans les bars et les boîtes de nuit. Dans les salles de cinéma, on projetait Mourir d’aimer. La première partie du roman montre le personnage principal à la recherche d’un équilibre, dans un monde…

  • Portulans,  carnets Mai 2015 – Mai 2018

    Portulans, carnets Mai 2015 – Mai 2018

    Raymond Espinose, dans ce troisième volume de Carnets, nous fait partager sa passion pour la littérature. Mais aussi un goût de la liberté et un combat spirituel constants, pour l’émancipation de l’individu. Gourmand, dans les relations humaines, de la singularité de l’être, il exalte l’individualisme, surtout s’il est culturel, et ce depuis qu’il a découvert…

  • La réponse faite à Mona

    La réponse faite à Mona

    Mo­na, ce pour­rait être la pas­sante, celle qu’on eût ai­mée ; la fu­gi­tive beau­té, celle qui porte notre jeu­nesse en al­lée : les an­nées soixante et soixante-dix, les nuits blanches de Mont­pel­lier, ses rues éc­ra­sées d’été, les ca­fés, les iv­resses étu­diantes, les li­b­rai­ries, la lec­ture d’Apol­li­naire et de Vian, la plage, les paquets de Gi­tane…

  • 108. — D’un caméléon

    108. — D’un caméléon

    Si une figure des Lettres italiennes fut contestée, c’est bien celle de Curzio Malaparte – né Kurt Sucker en Toscane à la fin du XIXe siècle, d’un père allemand et d’une mère milanaise. C’est que l’auteur de Kaputt et de La peau fut un adepte des sincérités idéologiques successives. Engagé dans les rangs de la…

  • 107. — De l’éphémère et du précaire

    107. — De l’éphémère et du précaire

    Est éphémère ce qui passe. L’éphémère est donc lié au temps. La jeunesse, par exemple, est éphémère ; elle n’a qu’une durée relative (« La jeunesse n’est que le passé en train d’avancer une jambe », écrit Djuna Barnes). Les plaisirs qu’elle offre sont momentanés, ses joies sont passagères ; ses chagrins sont provisoires, ses désespoirs temporaires ; ses rêves…

  • 106. — De quelques éclairants retours

    106. — De quelques éclairants retours

    Le hasard des lectures nous conduit parfois à d’éclairants retours sur le passé, lesquels nous permettent d’engager une réflexion sur des situations tout ce qu’il y a de plus actuelles. Réflexion tout d’abord sur la distinction auteur / écrivain. Se souvient-on, par exemple, que jusqu’au XVIe siècle (hier, donc), c’est le terme « auteur » qui est…

  • 105. — De la passion violente

    105. — De la passion violente

    Dans les années 70, deux films italiens de qualité, l’un de Bernardo Bertolucci, l’autre de Luchino Visconti, marquèrent le paysage culturel. Le premier, Last tango in Paris (1972), dépeint la pathétique descente aux enfers d’un homme qui tente d’oublier son passé. Dans quelques scènes d’anthologie, on voit l’homme brisé exercer son magnétisme sur une jeune…

  • 104. — D’une sombre et lucide perception

    104. — D’une sombre et lucide perception

    « Solitaire, misérable, dangereuse, animale et triste », ainsi Thomas Hobbes voit-il la vie humaine (Le Léviathan). Solitaire. – On naît seul et dans un cri, qui n’est pas vraiment de joie. Déjà la souffrance ? Durant notre vie, l’amour de l’autre nous accompagne, certes, comme, de même, nous accapare un métier (au mieux une vocation). Mais au…

  • 103. — D’une déshérence

    103. — D’une déshérence

    Simon Deluc, Jeanne Sicard, Pierre Viéra, Michel Reynaud… Des noms sur les tombes d’un cimetière oublié, dans l’un de ces villages dépeuplés du milieu des terres. L’herbe pousse dans le domaine des morts et nul ne semble songer à l’ôter. La lourde porte de la petite église toute proche semble fermée à tout jamais. Plus…

  • 102. — De la censure

    102. — De la censure

    A l’évidence, l’on devrait pouvoir s’enrichir de l’opinion contraire à la nôtre, même si elle est parfois difficile à entendre – pire encore à accepter –, même si elle excite nos nerfs et fait parfois monter en nous de dangereuses tensions. Certes, l’opinion opposée peut naître d’une telle indigence de pensée, de culture et de…