Raymond Espinose

Raymond Espinose

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  • 99. — D’une passion pour la littérature étrangère

    99. — D’une passion pour la littérature étrangère

    Qu’il fut et demeure un passionné de Malcom Lowry (il lui consacra un essai en 1979) pourrait suffire à nous faire regarder Tony Cartano avec sympathie. Qu’il garda aussi – et garde encore – un œil attentif sur la littérature latino-américaine, rajoute à sa singularité. C’est ainsi que son intérêt pour une littérature autre, conduisit…

  • 98. — Du rêve

    98. — Du rêve

    Il est des rêves éveillés terriblement destructeurs : celui de la shampouineuse de Clermont-Ferrand qui se voit star de cinéma ; celui de l’apprenti-carrossier qui se voit chanteur adulé ; celui du député de la Lozère qui se voit ministre ; celui de l’écrivaillon du Lot-et-Garonne qui se voit couronné du Goncourt. Mais foin de la dérision. Délégations viennoises,…

  • 97. — D’un dandy rouge

    97. — D’un dandy rouge

    En cimaise, dans son Panthéon personnel, il plaçait Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclau et Les Pléiades de Gobineau. Quant au style, semblable en cela aux Hussards de l’autre bord, Stendhal était son modèle. Il se nommait Roger Vailland (1907-1965) et sa nature le dirigeait dans trois directions. Le journalisme d’abord (il collabora entre…

  • 96. — De nos premières adolescences

    96. — De nos premières adolescences

    Reconnaissons-le dès l’abord : les temps étaient favorables. Favorables aux adolescences heureuses, pourvu que le milieu familial s’y prêtât, bien sûr. Car nos repères, alors, étaient d’airain, nos valeurs indéracinables (on les pensait telles du moins), nos modèles pétris de culture. Cette première adolescence, qui tant et tant obséda Vialatte (Battling, La complainte des enfants frivoles……

  • 95. — D’une esthétique glacée

    95. — D’une esthétique glacée

    Il est des films qui fascinent. Porteurs d’une magie, ils traversent le temps. C’est le cas de celui de James Ivory, Les vestiges du jour (1994), adaptation fidèle du roman éponyme de Kazuo Ishiguro. L’époque évoquée : les années 30. Le milieu : l’aristocratie anglaise (Darlington Hall). Les personnages : Lord Darlington, sommité douteuse qui œuvre au rapprochement…

  • 94. — De la liberté de l’esprit

    94. — De la liberté de l’esprit

    La liberté de l’esprit permet d’envisager un fait, un événement, une théorie même, dans sa globalité ; sa caractéristique est de ne rien exclure, de rester à distance de la chose à analyser. Elle entreprend une observation de tous les aspects d’un problème, n’en rejetant aucun, les examinant tous avec le même intérêt et le même…

  • 93. — Des opportunistes et des quémandeurs

    93. — Des opportunistes et des quémandeurs

    Spectacle des plus divertissants pour certains, des plus affligeants voire des plus scandaleux pour d’autres, que celui que nous offrent ces politiques passant sans vergogne d’un bord à l’autre, oubliant leur appartenance d’hier (qui supposait pourtant des convictions) pour une nouvelle que l’on perçoit tout aussi fragile. Ce n’est hélas pas nouveau et notre Histoire…

  • 92. — De l’enseignement

    92. — De l’enseignement

    L’enseignement n’est pas un métier, c’est une vocation. Il exige de la rigueur et ne va pas sans une certaine austérité. Or, c’en est bien terminé de l’exigence de rigueur et des conditions austères qui longtemps assurèrent un enseignement robuste et vigoureux. Tenir compte de l’évolution de la société est indispensable dès lors que l’on…

  • 91. — Des leçons de l’Histoire

    91. — Des leçons de l’Histoire

    Le régime iranien actuel déplairait fortement à Washington, lit-on ici et là. L’Histoire se répète et la déchiffrer est toujours riche d’enseignement. Ainsi, il est bon de rappeler que les USA furent, en 1953, les instigateurs d’un coup d’Etat en Iran (opération TP-Ajax, étiquetée plus tard « action de politique étrangère des Etats-Unis »), menée militaire qui…

  • 90. — De la distance

    90. — De la distance

    Il n’était pas rare, dans les débuts du néo-féminisme, de voir nombre de jeunes femmes interrompre leur relation de couple au nom d’un sacro-saint « recul », à leur yeux devenu nécessaire, sinon indispensable pour un mieux être et une vie plus épanouie. C’est ainsi que l’expression « prendre du recul » entrait dans le langage courant et, parallèlement…