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  • 140. — D’un certain mythe viril

    140. — D’un certain mythe viril

    Chez Hemingway comme chez la plupart des Grands (Rousseau, Chateaubriand…), difficile de dissocier homme et oeuvre. De plus, concernant Hem’, histoire personnelle et légende se confondent. Le sportman (le safari, la pêche au gros, les accidents de chasse et de pêche), l’aficionado (si la corrida est mise en scène de la mort, le « style-matador » est…

  • 139. — De l’unité

    139. — De l’unité

    Les mythes, on le sait, constituent les premières manifestations culturelles humaines. A leur façon, certes un peu naïve mais non sans poésie, ils contribuaient jadis à expliquer la création du monde, des hommes et même les cycles successifs de ces créations. Il faut croire que ces histoires légendaires se révélaient satisfaisantes puisqu’elles se transmettaient de…

  • 138. — D’un quêteur d’absolu

    138. — D’un quêteur d’absolu

    Laurent Terzieff fut le contraire absolu du narcissique : « Je ne m’intéresse pas moi-même », aimait-il à dire. Et d’ailleurs, celui qui tint Bardot dans ses bras et tourna avec les plus grands réalisateurs (Carné, Autant-Lara, Rossellini, Demy, Garrel, Clouzot, Pasolini, Zurlini, Godard, Berri…), trouvait la célébrité fatigante, d’emblée gêné par ce statut de « star » qu’on…

  • 13 7 . — De l’échec

    13 7 . — De l’échec

    La perfection étant inatteignable, et l’homme par nature toujours insatisfait, l’impression que l’échec couronne toute vie, avec juste raison du reste, est fort répandue. L’homme exigeant, en effet, sera toujours mécontent d’un résultat, fut-il des plus brillants. Pour la bonne et simple raison que la réussite, le but atteint font regarder plus outre, toujours plus…

  • 136. — D’un élégant virtuose

    136. — D’un élégant virtuose

    Revenant sur son enfance, Jean Giraudoux écrira : « Je savais tout, puisque je savais que tout meurt ». Quel comportement, dès lors, se devra d’adopter le jeune homme bien élevé, intelligent et pudique face à la lucide perception ? La légèreté, l’ironie élégante, la fine raillerie. Car dans les romans de Giraudoux, il ne sera pas question d’occulter…

  • 135. — Des auteurs et des oeuvres

    135. — Des auteurs et des oeuvres

    Difficile à admettre, peut-être, mais c’est ainsi : nos grands auteurs, nos monuments de la littérature sont ceux qui n’ont écrit que sur eux-mêmes, ne vivant, pourrait-on presque dire, que pour se raconter (Montaigne, Rousseau, Chateaubriand, Constant…). Et que cette vie soit transposée, voire partiellement inventée, ne change rien au constat. Comme, de même, l’emploi de…

  • 134. — De l’un de nos Jules

    134. — De l’un de nos Jules

    Les Jules foisonnent en notre littérature. Excellents dans le roman : Barbey et Romains ; dans le journal intime : Renard et Goncourt ; en poésie : Supervielle et Laforgue ; dans la geste populaire et sociale : Vallès et Bonnot. A cette énumération fournie, cependant, manque un Jules. Inclassable, du reste : Roy. La vie lui avait sculpté un masque de patricien…

  • 133. — De la souffrance

    133. — De la souffrance

    La souffrance se présente sous bien des aspects. Et son intensité varie – pas toujours selon l’importance du mal. La souffrance physique est la plus évoquée dans le quotidien de nos vies. Car elle entrave notre bien-être ; elle est obstacle au bonheur. A ce propos, un écrivain indigent – qui cependant entra à l’Académie sous…

  • 132. — De l’érotisme et de la mort

    132. — De l’érotisme et de la mort

    On sait que l’angoisse de la mort conduisit Green, Mauriac, Bernanos, d’autres encore sans doute, vers le catholicisme. Elle amena Georges Bataille ailleurs : à habiller la mort de tenues fantaisistes, à la réduire au basculement final sublimé, à en rire, certes, mais en accompagnant ce rire de « choses horribles ». Chez les premiers, l’inquiétude conduit au…

  • 131. — De la littérature en nos temps

    131. — De la littérature en nos temps

    Parcourir la littérature de nos temps, c’est, certes, examiner, pour les distinguer, la mauvaise et la bonne, mais c’est aussi, parallèlement, étudier la nature de leurs respectifs lecteurs.  Constatons dès l’abord que la littérature contemporaine – comme la culture en son ensemble d’ailleurs – subit la pression d’un nivellement. Le roman d’aujourd’hui, si l’imagination, certes, y…