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  • 125. — De l’espérance

    125. — De l’espérance

    À Françoise B. L’espérance est à distinguer de l’espoir. Alors que l’espoir nous met dans un état d’attente confiante, l’espérance nous donne à penser que ce que l’on désire peut se réaliser. Autrement formulé : dans l’espoir mon expectative me laisse entrevoir l’assurance d’un horizon, tandis que dans l’espérance ce que je souhaite réalisable est entrevu…

  • 124. — D’un homme de tradition

    124. — D’un homme de tradition

    Sur le tard (à la fin des années 90), la pensée dominante lui trouva bien des défauts : il était devenu réactionnaire, le déclin de l’Occident l’obsédait un peu trop et, par fidélité à l’Eglise du passé, le malheureux fréquentait Saint-Nicolas du Chardonnet. Le billot n’était pas loin. Avant ce retournement, les bien-pensants respectaient le romancier…

  • 123 . — De deux figures de la séduction

    123 . — De deux figures de la séduction

    Trop souvent on associe Don Juan et Casanova. Pourtant, si, pour le premier, on se réfère à Tirso de Molina, Molière, Pouchkine et Lenau, et, pour le second à ses Mémoires, on constate qu’ils s’opposent par leur caractère, leur comportement et leur rapport à la femme. Don Juan est un espagnol du XVIIe siècle qui…

  • 122. — D’un pourfendeur de mafias

    122. — D’un pourfendeur de mafias

    La chose est peu connue dans notre pays : chaque sortie de roman de Leonardo Sciascia était vécue en Italie comme un événement – un événement à la fois littéraire et politique. Ceci pour une raison simple : Sciascia ne cessait, dans ses livres, d’évoquer excellemment le pouvoir et toutes les formes mafieuses de la classe politique.…

  • 121. — Du secret du monde et des hommes

    121. — Du secret du monde et des hommes

    Le mystère du monde, d’aucuns choisissent de l’élucider grâce au voyage – les pays traversés en tous sens, le nez au vent. Comportement des plus compréhensibles : combien est plaisant l’ailleurs, l’agréable ailleurs, itinéraire de toutes les fuites. D’autres sont conduits par une philosophie totalement opposée : pour accéder à l’âme du monde, inutile de…

  • 120. — Du journal de Paul Morand

    120. — Du journal de Paul Morand

    Dix-huit ans se sont écoulés depuis la publication du Journal inutile de Paul Morand, et les passions – certes, quelque peu réanimées par la publication de la Correspondance Morand / Chardonne –, se sont partiellement apaisées, nous donnant toute latitude pour aborder les deux volumes sans préjugés. Une fois rappelés les habituels thèmes évoqués dans…

  • 119. — De la double figure janusienne

    119. — De la double figure janusienne

    Il est, en France, des intellectuels dont certains dits « philosophes » (rappelons qu’un authentique philosophe crée des concepts), prompts à s’engager pour une destitution d’un régime (le plus souvent situé au Proche ou Moyen-Orient) dès lors que s’allume le moindre feu de révolte dans la contrée la plus reculée du pays ; ce sont, alors, les…

  • 118. — De la nature humaine

    118. — De la nature humaine

    Nous naissons pourvus d’une nature particulière – elle inclut le caractère – qui donnera une certaine inflexion à notre vie. De la même manière, nous naissons dans un type de corps qui influera aussi sur notre cheminement. Certes, notre nature se modifiera au cours du temps en fonction des expériences et des épreuves, et l’on…

  • 117. — D’une littérature enflammée

    117. — D’une littérature enflammée

    Avec Dominique de Roux, grand est le danger de s’en tenir non pas à quelques banalités mais à quelques généralités ciblées. Car l’homme appelle les discours convenus, commodes pour le circonscrire – et même l’emprisonner dans de diaboliques enfers. Oui, indéniablement, de Roux fut un authentique esprit libre. Les auteurs qu’il fréquenta (Pound, Gombrovick…), qu’il…

  • 116. — D’un adieu à la jeunesse

    116. — D’un adieu à la jeunesse

    « La vie nous aiguise en jeune / Puis elle nous déguise en vieux », chantait Claude Nougaro (« Berceuse à Pépé »). Au-delà du jeu de mots, sans doute peut-on penser, en effet, que la vie nous aiguise puis nous déguise. Elle nous impose en tout cas (passages obligés) ces deux phases extrêmes, extrêmes dans leur contenu –…