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  • 133. — De la souffrance

    133. — De la souffrance

    La souffrance se présente sous bien des aspects. Et son intensité varie – pas toujours selon l’importance du mal. La souffrance physique est la plus évoquée dans le quotidien de nos vies. Car elle entrave notre bien-être ; elle est obstacle au bonheur. A ce propos, un écrivain indigent – qui cependant entra à l’Académie sous…

  • 132. — De l’érotisme et de la mort

    132. — De l’érotisme et de la mort

    On sait que l’angoisse de la mort conduisit Green, Mauriac, Bernanos, d’autres encore sans doute, vers le catholicisme. Elle amena Georges Bataille ailleurs : à habiller la mort de tenues fantaisistes, à la réduire au basculement final sublimé, à en rire, certes, mais en accompagnant ce rire de « choses horribles ». Chez les premiers, l’inquiétude conduit au…

  • 131. — De la littérature en nos temps

    131. — De la littérature en nos temps

    Parcourir la littérature de nos temps, c’est, certes, examiner, pour les distinguer, la mauvaise et la bonne, mais c’est aussi, parallèlement, étudier la nature de leurs respectifs lecteurs.  Constatons dès l’abord que la littérature contemporaine – comme la culture en son ensemble d’ailleurs – subit la pression d’un nivellement. Le roman d’aujourd’hui, si l’imagination, certes, y…

  • 130. — D’un protestataire

    130. — D’un protestataire

    C’était un homme de rigueur. Tout au long de sa vie il en fit preuve dans deux domaines étrangers qu’il aura conciliés : le scientifique et le spirituel. C’était aussi un homme de conviction : il pensait l’homme perfectible, les Béatitudes constituaient son viatique. Sa pensée reste actuelle, ses combats plus que jamais sont de nos temps ;…

  • 129. — Du recueillement

    129. — Du recueillement

    Vivre hors de nos temps – nos temps horribles – est impossible, sauf à s’isoler entièrement sur une île improbable ou à grimper au plus haut de la montagne de Zarathoustra. Notre combat individuel, du reste – c’est une question de dignité –, ne doit pas nous conduite à fuir cette société bel et bien…

  • 128. — D’une égérie des sixties

    128. — D’une égérie des sixties

    Pierre Bénichou lui présenta Jacques Wolfshon, directeur artistique chez Vogue, qui, à son tour lui présenta Jacques Dutronc, alors son assistant. Le tour était joué, une chanteuse était née. Une (brève) carrière pouvait commencer. Avant cela, Danièle Ciarlet, dite « Zouzou la twisteuse », avait beaucoup fréquenté les clubs : Castel, Régine, le drugstore des Champs Elysées… Une…

  • 127. — De la voix intérieure

    127. — De la voix intérieure

    Deux lieux communs tout d’abord. Le premier : alors que les hommes, dans leur approche de l’autre sexe, seraient avant tout sensibles au physique, les femmes, elles, seraient plutôt sensibles à la voix. Le second, véhiculé par les chercheurs et autres spécialistes : la voix qui révèle l’intelligence serait aiguë (la nipponne, les voix asiatiques en général),…

  • 126. — D’un vieux lion réfractaire

    126. — D’un vieux lion réfractaire

    Pour Y.C., en souvenir d’une soirée à l’Opéra-Comédie de Montpellier. Même s’il est à considérer lucidement qu’une chanson n’est que la petite sœur chlorotique du poème, il est incontestablement un hommage à rendre à Léo Ferré (1916-1993) dans la mesure où beaucoup de ses chansons confinent à la poésie. Et puis, reconnaissons-le, l’homme toucha au…

  • 125. — De l’espérance

    125. — De l’espérance

    À Françoise B. L’espérance est à distinguer de l’espoir. Alors que l’espoir nous met dans un état d’attente confiante, l’espérance nous donne à penser que ce que l’on désire peut se réaliser. Autrement formulé : dans l’espoir mon expectative me laisse entrevoir l’assurance d’un horizon, tandis que dans l’espérance ce que je souhaite réalisable est entrevu…

  • 124. — D’un homme de tradition

    124. — D’un homme de tradition

    Sur le tard (à la fin des années 90), la pensée dominante lui trouva bien des défauts : il était devenu réactionnaire, le déclin de l’Occident l’obsédait un peu trop et, par fidélité à l’Eglise du passé, le malheureux fréquentait Saint-Nicolas du Chardonnet. Le billot n’était pas loin. Avant ce retournement, les bien-pensants respectaient le romancier…